Le château Pagnant

 

 

Un morceau d’histoire

Il était une fois… Le château Pagnant

Peu avant la Révolution , Jean-Baptiste de Forget, écuyer, était le descendant d’une famille originaire des environs d’Amboise en Touraine venue s’installer dans la région de Maringues en 1642. Elu maire de la ville proche de Maringues en 1766, il construisit près de son domaine agricole de Pagnant à 5 km de Maringues un logis de maître. En 1771, il fit édifier au nord de ce logis une aile en retour d’équerre.

En 1788, son fils Claude de Forget devint capitaine des mousquetaires gris du roi.. En 1789, il se vit attribuer un titre de noblesse. Et les archives nous apprennent que « le seigneur de Pagnant » fut convoqué à l’Assemblée de la Noblesse à Riom pour représenter cet ordre au vote des députés représentant la Noblesse aux Etats généraux d’Auvergne.

On notera que pour cultiver les 450 hectares d’excellentes alluvions qu’il possédait – dont 250 ha sur Pagnant et autour du village – on utilisait alors 54 bêtes de labour, 15 paires de boeufs et 12 paires de vaches de trait. Le seigneur De Forget possédait en outre des taureaux, des jeunes chevaux, des jeunes genisses et de très nombreux moutons vivant dans le Marais;

Pendant la Révolution, en 1791, peu avant la chute de la royauté, Claude de Forget aurait émigré et rejoint l’armée des Princes commandée par Condé. Même si cette émigration n’est pas prouvée, on sait que ses biens furent saisis le 23 août 1792

Le 24 novembre 1794, après la chute de Robespierre, le conseil municipal de Saint André réintégra Claude de Forget dans ses biens qui avaient été saisis mais qui n’avaient pas été mis en adjudication. Le premier février 1796, il fut remis en liberté et les scellés apposés sur ses biens furent levés.

En 1808, Claude de Forget poursuivit les travaux de son père et il donna à la demeure un plan symétrique en faisant bâtir une seconde aile au sud (Voir la lithographie de la Restauration). Malgré le relatif écart entre les dates de ces différentes campagnes de construction, le même parti architectural fut adopté. Les encadrements de baies varient cependant: hormis en façade du corps central, les couvrements des portes et fenêtres et des fenêtres sont en arc segmentaire délardé et sont tantôt formés par une plate-bande, tantôt taillés dans un linteau.

En 1826, l’architecte Michel-Amable Richier aménagea des dépendances : une écurie, une grange, une serre et une écurie. Il organisa les bâtiments du domaine agricole autour d’un parc. Dans ce parc, on pourra remarquer des bassins circulaires, un pigeonnier en pan-de-bois sur poteaux et un portail contemporain du premier édifice

Le second fils de Claude de Forget, Tony de Forget né à Riom en 1787, fut chargé des dépêches pour l’empereur Napoléon I er pendant la campagne de Russie. Il devint capitaine d’état-major de la Garde nationale de Paris et fut fait baron d’Empire.

Il épousa en 1818, sous la Restauration Louise-Joséphine de Lavalette, fille du directeur des postes de l’empereur. Celle-ci était aussi la filleule de l’impératrice Joséphine de Beauharnais, première femme de Napoléon.

Le nom de « mousquetaires gris » venait du fait que tous les chevaux de ce régiment avaient une robe grise.

Il n’est pas certain que Claude ait émigré. On est sûr par contre qu’il avait quitté Pagnant en 1791 « quand commencèrent les émigrations »et qu’il s’était rendu à Paris 14 Cela signifie qu’ a enlevé l’une des arêtes vives à une pièce équarrie.

Dans la nuit du 4 octobre 1836, au retour d’une soirée passée chez ses cousins Rigaud au château de la Terrasse commune de Crevant -Laveine, Tony de Forget accompagné de ses deux fils voulut rentrer à Saulnat en passant pendant la nuit au gué, à la hauteur de Maringues mais une crue violente étant survenue, sa voiture fut emportée par les eaux et le malheureux père disparut en voulant sauver le plus jeune de ses fils Edmond disparu dans les flots.

Après ce drame, la baronne Louise-Joséphine de Forget abandonna l’Auvergne. Par la suite, elle eut de nombreuses liaisons dont la plus connue fut celle qu’elle eut avec le célèbre peintre Eugène Delacroix qui nous a laissé de plusieurs portraits d’elle

L’aîné des fils de Tony de Forget, Eugène de Forget, hérita à la mort de son frère

nd du château de Pagnant. Il vécut très souvent dans le somptueux hôtel de sa mère à Paris et, de temps à autre, dans son château de Pagnant. En 1830, il fut nommé maire de la commune de Saint-André mais il ne le resta que très peu de temps par suite de la venue au pouvoir de Louis-Philippe.

Eugène mourut, célibataire à Pagnant en 1885 après avoir légué ses terres et son château de Pagnant à une amie parisienne Mademoiselle Carola Dauce de Briod qui deviendra Madame Charles Verd de Saint Julien.

La vieille mère d’Eugène, la baronne Louise-Joséphine ne mourut qu’après lui et le legs d’Eugène posa quelques problèmes de succession! Ses proches parents étant mécontents que ses biens tombent dans les mains d' »une étrangère » !

Depuis 1885, le château de Pagnant a toujours appartenu aux Verd de Saint Julien.

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