Église Saint André

Du XIII° siècle au XVI° siècle (entre 1200 et 1600),

 

Un part d’histoire

L’ÉGLISE DE SAINT-ANDRÉ EST L’UNE DES PLUS ANCIENNES ÉGLISES DE LA LIMAGNE D’AUVERGNE

 

C’est vraisemblablement un siècle après le passage dévastateur des Normands (900-950) que les moines défricheurs dépendant de l’abbaye de Mozac décidèrent dans la seconde moitié du XIe siècle (entre 1050 et 1100) – de rebâtir notre église détruite avec l’aide des habitants de la paroissesur une butte castrale Ils décidèrent de remplacer la   charpente de la nef par une voûte de pierres en forme de berceau plein cintre reposant sur de puissants piliers. Comme cette voûte en berceau continu était très lourde, les bâtisseurs l’appuyèrent sur des murs épais doublés de puissants contreforts.

Du XIII° siècle au XVI° siècle (entre 1200 et 1600),

La maison forte (bâtiment fortifié) du seigneur de Saint-André touchait l’église). Cette maison forte fut détruite à la fin du XVI° siècle vraisemblablement lors des guerres de religion. Par la suite, un presbytère fut accolé à l’église (une porte permettait au curé d’aller du presbytère à l’église)

Au XV e siècle (1400 à 1500).

La voûte d’arêtes supporte un clocher qui paraît avoir été élevé à cette époque. Ses baies sont trilobées. Les arêtes des ouvertures sont en pierre de Vo qu’à partir du XII° siècle. Ce clocher a dû être remanié à la fin du XIX° siècle.

Au XVIIIe siècle (1700 à 1800).

Le 7 avril 1723, au début du règne de Louis XV, notre église reçut la visite de l’évêque Jean-Baptiste Massillon.

Lors de sa visite, cet évêque rapporta qu’il avait trouvé dans l’église deux reliquaires, un confessionnal et une chaire.

Il avait aussi trouvé « un clocher en forme d’aiguille et meublé de quatre cloches ».

Or, il n’y a plus que deux cloches dans le clocher dont l’une ne fut installée qu’en 1844. Donc, une seule de ces cloches a été vue par Jean-Baptiste Massillon.

Comme nous ne pouvons plus monter au clocher pour voir les cloches, je vous présente la photo de la « grosse » cloche de 1704 qu’a pu voir Massillon.

Que sont devenues les trois autres cloches?

Ce sont des documents datant de 1793 que j’ai retrouvés aux archives départementales qui m’ont permis de vous raconter ce qu’elles sont devenues .Le 14 novembre 1794 (ou 24 brumaire An II de la République), la Patrie étant en danger, envahie de toutes parts, les représentants du peuple autrement dit les députés Couthon et Maignet prirent un arrêté dans lequel il était dit que toutes les cloches de France « seraient descendues et transformées en canons ». L’arrêté fut immédiatement exécuté dans le canton d’Aigueperse dont nous faisions alors partie Les trois cloches furent descendues et transportées à Clermont où elles furent fondues. Au XIXe siècle (entre 1800 et 1900)

En 1844, sous le roi Louis-Philippe, une nouvelle cloche (dite « petite cloche ») donnée par Antoine Gannat, curé d’Abrest et Alexandre Mathillon, curé de Saint André fut installée dans le clocher).

En 1862, le conseil municipal présidé par Pierre Gannat, demanda à Sa Majesté l’empereur Napoléon III, des fonds pour agrandir l’église. Le conseil voulait l’agrandir de 43 m (donc une superficie légèrement plus petite que celle de votre classe) et « construire la voûte en briques moins onéreuse ». Les fonds n’ayant pas été obtenus, le projet ne vit pas le jour.

En 1868, le conseil décida la construction d’un nouveau cimetière car celui entourant l’église ayant une surface de 640 m-se révélait insuffisant et en contradiction avec les lois concernant l’hygiène. Ce nouveau cimetière fut inauguré en 1875 par le maire Jean Soanen dont le nom a été effacé sur le mur du cimetière par un vandale.

En 1886, la place où se trouvait l’ancien cimetière fut nivelée. On enleva la terre sur une profondeur de 1, 50 m à 2 mètres. On ne laissa qu’une croix ancienne et les pierres marquant l’entrée de cet ancien cimetière.

D’après la tradition orale, (je n’ai trouvé aucun écrit à ce sujet), on aurait découvert à l’occasion de ce travail des sarcophages en pierre de Sarcouy que certains ont prétendu mérovingiens. Au cours des siècles, ces sarcophages auraient servi d’auges pour l’alimentation des bestiaux en plein champ.

En 1894, le conseil municipal présidé par le maire Louis Lalande, décida de grosses réparations à l’église. Depuis cette restauration, l’église a été crépie et elle possède une corniche. La façade Est a été élevée en pignon de 2,50 m pour former un fronton.

D’après la tradition orale encore, l’église avant 1894 aurait été couverte de dalles de pierres.Ce ne serait qu’à partir de 1894 qu’elle aurait été couverte de tuiles rondes et creuses Au XXe siècle (de 1900 à 2000)

Le premier novembre 1959, l’abbé Rémi Issard, curé de notre paroisse célébra, avant son départ de la commune, sa dernière messe : c’était à la fois celle de la Toussaint et des funérailles d’Isabelle Verd de Saint Julien, veuve Boulliau du château de Pagnant. Pour une cause indéterminée, un incendie se produisit à la sacristie. Tout l’intérieur de la sacristie fut ravagé par les flammes malgré la diligence des voisins ». Un quart d’heure après qu’ils eut été prévenus , les sapeurs-pompiers de Saint André , de Maringues et de Randan intervinrent. Les réparations furent entièrement à la charge de la commune car l’église n’était plus assurée par le conseil municipal depuis 1929. L’association paroissiale paya ce qui devait être à sa charge c’est-à-dire les habits sacerdotaux et les objets de culte.

En 1960, le contrefort Nord en mauvais état fut reconstruit de la base au sommet et une construction inesthétique qui abritait sur le toit de l’église une ancienne horloge à poids fut enlevée.

En 1967, les cloches furent électrifiées. Une partie des frais d’électrification fut payée par l’évêché de Clermont à qui Mme Debrion avait légué, à sa mort, une partie de ses biens sans avoir précisé ce qu’il devait advenir de ce legs. Une nouvelle horloge électrique avec cadran horaire fut installée aux frais exclusifs de la Commune dans le clocher de l’église.

En 1978, M. l’abbé Cellier lança une souscription auprès des habitants de notre commune pou faire procéder à une restauration de l’intérieur de l’église et notamment de l’autel qui fut disposé autrement (après les décisions du concile Vatican II).

Le conseil municipal présidé par Jean Gagnevin approuva ces travaux et participa aux frais dans la mesure où la commune était concernée. Par exemple, ce fut la commune qui paya la réfection du toit et le crépi en ciment à la base intérieure des murs.

La chaire fut supprimée, l’autel modifié et le prêtre officia face à l’assistance des fidèles. (suivant en cela les directives du concile Vatican II). Les vitraux criblés par des grêlons furent remplacés. Ces frais furent remboursés par l’assurance.

Le 16 janvier 1993, à l’initiative de Marius Borot, une association pour la restauration de l’église (ARESA) fut créée. Grâce au don d’un généreux donateur, le chauffage fut installé à l’église. Le 18 février 1994, le conseil municipal demanda l’inscription de notre église sur l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques afin d’obtenir des subventions. Entre 1994 et 1997, la municipalité fit crépir les murs intérieurs et refaire tout l’extérieur de l’église. L’ARESA qui avait collecte des fonds auprès de tous les habitants de la commune fit refaire sous la direction des Affaires culturelles les peintures des murs intérieurs et de la voûte comme elles étaient au XIX siècle (motifs végétaux et faux appareil). Ainsi que toutes les ornementations. En 1999, Alain Borot offrit une magnifique porte en fer forgé. Voir la photo de la porte façade Ouest N° 15) En 2001, Mgr l’archevêque de Clermont Hippolyte Simon inaugura l’église restaurée.

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Mairie de Saint André Le Coq
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